Première entreprise publique d’eau en France, Eau de Paris délivre chaque jour une eau d’excellente qualité, au prix le plus juste à ses 3 millions d’usagers. Captage, traitement, distribution, relation client : chaque étape du cycle de l’eau est exercée par les quelque 900 collaborateurs d’Eau de Paris, pour un service toujours plus performant et innovant.
Engagée pour la protection de l’eau, de la biodiversité et du climat, Eau de Paris gère durablement ses ressources et son patrimoine, en collaboration avec les partenaires locaux.
Egalité, Diversité, Handicap
Eau de Paris est l'une des premières entreprises titulaires du Label Égalité Professionnelle entre hommes et femmes, ainsi que du Label Diversité. Dans ce cadre, tous les postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. Eau de Paris est également signataire de la charte d'engagement LGBT.
Vous pouvez adresser vos remarques, questions, suggestions concernant l'égalité et la diversité dans le cadre de ce recrutement à : alerte-reclamations @ eaudeparis.fr
La Direction de la Recherche, du Développement et de la Qualité de l'Eau (DRDQE) est en charge de la surveillance de la qualité de l’eau avec une importante activité de recherche et de développement dans ce domaine. La R&D d’eau de Paris se focalise sur trois thématique, risques sanitaires biologiques, mesure des polluants organiques et recherche sur certains procédés de potabilisation (membranes, charbon actifs…). Ces travaux de recherche sont menés avec les autres directions d’Eau de paris (production, distribution de l’eau, ingénierie…) et, en externe, avec des équipes scientifiques de recherche. La valorisation de ces travaux passe par des publications scientifiques et la participation à des congrès nationaux et internationaux.
L'alternant aura pour mission l'évaluation de l'intégrité des acides nucléiques viraux comme indicateur d'infectivité.
La surveillance environnementale des virus entériques et respiratoires (norovirus, SARS-CoV-2, adénovirus) repose actuellement sur la RT-qPCR ou RT-dPCR, sans distinguer particules infectieuses intactes et fragments inactifs, ce qui surestime le risque sanitaire.
Les méthodes actuelles compliquent l'interprétation des signaux dans les eaux usées, surfaces ou filières de traitement. L'évaluation de l'intégrité des capsides virales a amélioré les analyses, mais reste limitée. Une approche innovante introduit la RT-dPCR multiplexée pour quantifier la fragmentation des génomes viraux. Elle mesure la distance entre amplicons, définissant un indice FS50 (taille de fragment où 50% des génomes restent intacts).
Objectifs de la mission
Transposer la (RT)-dPCR à norovirus GI/GII et/ou adénovirus ;
Corréler l’index avec des données d'infectivité (cultures, désinfection) ;
Intégrer l’index dans les QMRA pour une gestion réaliste des risques en eaux potables, baignade ou rejets STEU.
Perspectives
Définir des seuils d'intégrité pour alerter sur des mesures de gestion sanitaire
Le ou la candidat(e) recherché(e) est titulaire d'un Master 2 en microbiologie environnementale, écologie microbienne, biologie moléculaire ou en sciences de l'eau. Une solide maîtrise des techniques de biologie moléculaire (PCR quantitative et/ou digitale, séquençage haut débit) est indispensable.
Une appétence pour la bio-informatique (analyse de données de métagénomique, traitement de données NGS) et une connaissance du l’interface R sont un plus.
Une sensibilité aux enjeux de santé publique liés à la qualité de l'eau, ainsi qu'une capacité à travailler en interface entre laboratoire et terrain, seront fortement valorisées.
Des compétences pour la modélisation du risque microbiologique (QMRA) constitueront un atout supplémentaire.
Le projet requiert également de la rigueur scientifique, un sens de l'autonomie, une aptitude à travailler en équipe et une bonne capacité de communication écrite en français. La lecture de l'anglais est indispensable pour la recherche bibliographique.