Première entreprise publique d’eau en France, Eau de Paris délivre chaque jour une eau d’excellente qualité, au prix le plus juste à ses 3 millions d’usagers. Captage, traitement, distribution, relation client : chaque étape du cycle de l’eau est exercée par les quelque 900 collaborateurs d’Eau de Paris, pour un service toujours plus performant et innovant.
Engagée pour la protection de l’eau, de la biodiversité et du climat, Eau de Paris gère durablement ses ressources et son patrimoine, en collaboration avec les partenaires locaux.
Egalité, Diversité, Handicap
Eau de Paris est l'une des premières entreprises titulaires du Label Égalité Professionnelle entre hommes et femmes, ainsi que du Label Diversité. Dans ce cadre, tous les postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. Eau de Paris est également signataire de la charte d'engagement LGBT.
Vous pouvez adresser vos remarques, questions, suggestions concernant l'égalité et la diversité dans le cadre de ce recrutement à : alerte-reclamations @ eaudeparis.fr.
Évolution de la diversité des cyanobactéries et du profil toxinogène au sein d'une filière de potabilisation : de la ressource à l'eau produite
Les cyanobactéries représentent un enjeu sanitaire croissant pour la production d'eau potable, notamment en raison de l'intensification des blooms liée au changement climatique et à l'eutrophisation des bassins versants. Ces micro-organismes produisent des cyanotoxines dont les effets sur la santé humaine peuvent être graves.
Ce projet doctoral propose une approche intégrée pour caractériser la diversité des cyanobactéries et leurs profils toxinogènes tout au long de la filière de potabilisation, depuis la ressource jusqu'à l'eau traitée. Les axes de recherche combinent des méthodes de séquençage (amplicon 16S, métagénomique) et de bioinformatique, la détection de gènes de biosynthèse de toxines par qPCR ou dPCR, des expérimentations sur l'effet des spectres lumineux UV sur la lyse et la photo-réparation des cyanobactéries, ainsi que la modélisation du risque sanitaire par approche QMRA.
Les livrables attendus incluent une cartographie de la diversité cyanobactérienne, des bilans d'élimination sur filières réelles et des recommandations opérationnelles pour les exploitants.
Missions du doctorant
Le ou la doctorant(e) interviendra sur deux sites partenaires complémentaires : le laboratoire d'Eau de Paris (Ivry sur Seine) et le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris (MNHN), le candidat bénéficiant d’une codirection de la thèse permettant une formation à la fois universitaire et industrielle.
Ses missions s'articuleront autour de quatre axes principaux :
Surveillance : à partir de prélèvements réguliers tout au long de la filière de potabilisation (ressource, étapes intermédiaires, eau produite) selon un calendrier saisonnier, afin de capturer la dynamique temporelle des communautés cyanobactériennes.
Analyses moléculaires et bioinformatiques : mise en œuvre de protocoles de séquençage et traitement bioinformatique des données NGS, recherche de gènes de biosynthèse de toxines.
Expérimentations en conditions contrôlées : conduite d'expériences sur souches de collection et isolats primaires afin d'étudier l'effet de différents spectres lumineux sur la croissance et la production de toxines des cyanobactéries.
Modélisation et valorisation : construction de scénarios de risque sanitaire par approche QMRA à partir des données de concentration en toxines, rédaction d'articles scientifiques et contribution à l'élaboration de recommandations opérationnelles destinées aux exploitants d'usines de potabilisation.
Profil idéal du candidat
Le ou la candidat(e) recherché(e) est titulaire d'un Master 2 en microbiologie environnementale, écologie microbienne, biologie moléculaire ou en sciences de l'eau. Une solide maîtrise des techniques de biologie moléculaire (PCR quantitative et/ou digitale, séquençage haut débit) et une appétence pour la bioinformatique (analyse de données de métagénomique, traitement de données NGS) et une connaissance du l’interface R sont indispensables.
Une sensibilité aux enjeux de santé publique liés à la qualité de l'eau, ainsi qu'une capacité à travailler en interface entre laboratoire et terrain, seront fortement valorisées.
Des compétences pour la modélisation du risque microbiologique (QMRA) constitueront un atout supplémentaire.
Le projet requiert également de la rigueur scientifique, un sens de l'autonomie, une aptitude à travailler en équipe et une bonne capacité de communication écrite en français et en anglais pour la valorisation des résultats dans des revues internationales et des congrès.